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Calcul du point de rosée et de la résistance thermique d'un mur

Entrez la température et l'humidité de l'air : l'outil donne le point de rosée. Décrivez ensuite la paroi couche par couche, avec son épaisseur et son λ.

Vous obtenez la résistance thermique R, le coefficient U et le profil de température dans le mur. Un contrôle de Glaser simplifié signale les interfaces où la vapeur peut condenser.

Point de rosée de l'air

°C
%

Point de rosée

9,3 °C

Toute surface plus froide se couvre de buée.

Formule de Magnus, coefficients de Sonntag (1990) : a = 17,62 ; b = 243,12 °C. Valable de −45 à +60 °C.

Table des points de rosée (°C)

Air \ HR40 %50 %60 %70 %80 %
16 °C2,45,68,210,512,5
18 °C4,27,410,112,414,5
19 °C5,18,311,113,415,5
20 °C69,31214,416,4
21 °C6,910,212,915,317,4
22 °C7,811,113,916,318,4
24 °C9,612,915,818,220,3

Composition de la paroi, de l'intérieur vers l'extérieur

°C
%
°C

Moyenne d'hiver de la région.

%
#Matériaue (cm)λ W/(m·K)μR m²·K/WSd (m)
1

Th-Bât, fascicule Matériaux (2017)

0,0520,05
2

Th-Bât, fascicule Matériaux (2017) ; λ certifié sur l'étiquette

2,6320,1
3

Th-Bât, fascicule Matériaux (2017)

0,35720
4

Th-Bât, fascicule Matériaux (2017)

0,0150,12

λ par défaut : règles Th-Bât, fascicule Matériaux. Pour un isolant, saisissez le λ certifié (ACERMI) imprimé sur le produit. μ en coupelle humide. Le bloc creux est pris avec la résistance d'une fiche fabricant, R = 0,23 m²·K/W : remplacez-la par celle de votre bloc.

Coupe de la paroi et profil de température

Coupe de la paroi : 4 couches, 63,3 cm, U = 0,31 W/(m²·K).-5°0°5°10°15°20°1234Intérieur 20 °CExtérieur 0 °C19,218,92,60,30,2Épaisseur 63,3 cm (couches fines élargies pour la lecture)
Température (°C)Point de rosée de la vapeur présentePoint rouge plein : la vapeur atteint la saturation

R paroi

3,06

m²·K/W, hors Rsi et Rse

U

0,31

W/(m²·K)

R total

3,23

Rsi 0,13 + Rse 0,04

Flux

6,2 W/m²

pour 20 K d'écart

Risque de condensation

  • Conforme : Surface intérieure à 19,2 °C, point de rosée 9,3 °C

    Marge de 9,9 K avant la buée.

  • Non conforme : Condensation possible à 1 interface

    La pression de vapeur dépasse la pression saturante entre les couches 2 et 3.

Méthode de Glaser simplifiée, régime permanent, conditions d'hiver fixes. Elle ignore la capillarité, la pluie battante et le séchage d'été. Indicatif : pour un mur ancien, faites faire une étude hygrothermique dynamique (WUFI).

Mode d'emploi

  1. 01

    Réglez l'ambiance

    Température et humidité intérieures, par exemple 20 °C et 50 %. Puis les conditions d'hiver dehors, par exemple 0 °C et 80 %.

  2. 02

    Composez la paroi

    De l'intérieur vers l'extérieur. Choisissez chaque matériau, son épaisseur en cm, et corrigez λ avec la valeur du fabricant.

  3. 03

    Lisez R et U

    R de la paroi hors résistances superficielles, puis U = 1 ÷ R total. Le flux en W/m² vaut U × écart de température.

  4. 04

    Contrôlez la vapeur

    Un point rouge plein marque une interface où la vapeur atteint la saturation. Ajoutez un pare-vapeur côté chaud et relancez.

Le point de rosée expliqué

L'air contient de la vapeur d'eau. Plus il est chaud, plus il peut en porter. Le point de rosée est la température à laquelle cet air, refroidi, devient saturé. En dessous, l'eau se dépose en gouttes.

L'outil utilise la formule de Magnus avec les coefficients de Sonntag (1990) : a = 17,62 et b = 243,12 °C. La pression de vapeur saturante vaut psat = 611,2 × exp(a·T ÷ (b + T)), en pascals.

Exemple : air à 20 °C et 50 % d'humidité. Le point de rosée tombe à 9,3 °C. À 70 % d'humidité, il monte à 14,4 °C. Une vitre ou un angle de mur à 12 °C se couvre alors de buée.

C'est le premier contrôle d'une paroi : sa face intérieure doit rester au-dessus du point de rosée. Sinon, la buée revient chaque hiver et les moisissures suivent.

Résistance thermique R et coefficient U

Chaque couche homogène oppose une résistance R = e ÷ λ, avec e en mètres et λ en W/(m·K). Les résistances s'additionnent. On ajoute les résistances superficielles intérieure et extérieure, Rsi et Rse.

Pour un mur, flux horizontal : Rsi = 0,13 et Rse = 0,04 m²·K/W. Pour une toiture, flux ascendant : 0,10 et 0,04. Pour un plancher bas, flux descendant : 0,17 et 0,04. Ces valeurs viennent des règles Th-Bât.

Le coefficient de transmission vaut U = 1 ÷ (Rsi + ΣR + Rse), en W/(m²·K). Plus U est bas, moins la paroi laisse passer de chaleur.

Exemple. Mur en pierre calcaire ferme de 50 cm, λ = 1,4. R = 0,50 ÷ 1,4 = 0,36. Avec un enduit plâtre et un enduit ciment, R paroi = 0,40 et U = 1,76 W/(m²·K). Avec 10 cm de laine de verre à λ = 0,038 et une plaque de plâtre, R paroi monte à 3,06 et U tombe à 0,31.

Le λ du tableau est une valeur par défaut des règles Th-Bât. Pour un isolant certifié, saisissez le λ imprimé sur le produit. Une laine à 0,032 donne 3,13 m²·K/W pour 10 cm, contre 2,63 à 0,038.

Condensation dans les murs : la méthode de Glaser simplifiée

La vapeur migre du chaud vers le froid. Chaque couche la freine selon son facteur μ. Son épaisseur d'air équivalente vaut Sd = μ × e, en mètres. Une laine minérale a un μ de 1, un béton plein de 80 en coupelle humide.

La méthode de Glaser compare, à chaque interface, deux pressions. La pression de vapeur réelle décroît en ligne droite avec le Sd cumulé. La pression saturante suit la température. Si la première dépasse la seconde, la vapeur condense à cet endroit.

Cas typique : laine minérale posée contre un mur froid, sans pare-vapeur. À 20 °C et 50 % dedans, 0 °C dehors, l'interface laine et pierre descend vers 2,6 °C. La vapeur y arrive presque sans perte : condensation.

La parade est un pare-vapeur côté chaud, sous la plaque de plâtre. Avec un Sd de 100 m, la pression chute dès l'entrée et l'interface froide reste sèche. Ajoutez la couche dans l'outil pour le vérifier.

Ce calcul reste indicatif. Il suppose un régime permanent et des conditions d'hiver fixes. Il ignore la capillarité, l'humidité initiale, la pluie battante et le séchage d'été. La norme NF EN ISO 13788 et les simulations dynamiques vont plus loin.

Isoler par l'intérieur un mur ancien : les risques

Un mur en pierre, en brique ou en pan de bois échange de l'eau avec l'air des deux côtés. Isolé par l'intérieur, il devient plus froid et sèche moins vers la pièce. Un isolant étanche peut piéger l'humidité dans la maçonnerie.

Avant de choisir un isolant, trois vérifications s'imposent :

  • L'état du mur : remontées capillaires, enduit ciment extérieur, fissures, infiltrations.
  • La nature réelle de la maçonnerie et son épaisseur, souvent différentes d'un étage à l'autre.
  • Les ponts thermiques aux planchers, aux refends et aux tableaux de fenêtre.

Pour MaPrimeRénov', l'isolation des murs par l'intérieur demande R ≥ 3,7 m²·K/W. En 2026, ce poste passe par le parcours de rénovation d'ampleur. Vérifiez les conditions à jour avant de chiffrer.

Les épaisseurs se mesurent sur place. Un relevé de bâtimentau scanner laser 3D donne l'épaisseur de chaque mur aux ouvertures, étage par étage. Pour un projet de rénovation, voyez aussi nos plans de l'existant.

Règles et valeurs vérifiées le 26 octobre 2026.Ce calcul est indicatif : il ne remplace ni le service d’urbanisme, ni le contrôleur technique.

Mesurer les murs avant de les isoler

Nous relevons le bâtiment au scanner laser 3D et livrons des plans DWG avec l'épaisseur réelle de chaque mur. Devis sous 2 heures, à partir de 3 €/m².

Questions fréquentes

Comment calculer le point de rosée ?
Avec la formule de Magnus : g = ln(HR ÷ 100) + 17,62·T ÷ (243,12 + T), puis Td = 243,12·g ÷ (17,62 − g). À 20 °C et 50 %, Td = 9,3 °C.
Quel est le point de rosée à 20 °C et 60 % d'humidité ?
12,0 °C. Toute surface plus froide se couvre de buée. À 50 % d'humidité, il descend à 9,3 °C.
Comment calculer la résistance thermique d'un mur ?
Additionnez e ÷ λ pour chaque couche, e en mètres. 20 cm de béton à λ = 2,0 donnent 0,10 m²·K/W. 12 cm de laine à λ = 0,032 donnent 3,75 m²·K/W.
Quelle différence entre R et U ?
R mesure la résistance au passage de la chaleur, en m²·K/W. U en est l'inverse, Rsi et Rse compris, en W/(m²·K). Un bon isolant a un R élevé ; une bonne paroi a un U bas.
Où placer le pare-vapeur ?
Côté chaud de l'isolant, donc côté intérieur en climat français. Il freine la vapeur avant qu'elle n'atteigne les couches froides. Ses joints et ses raccords doivent être étanches.
Le calcul de Glaser suffit-il pour un mur ancien ?
Non. Il donne une alerte en régime permanent. Pour un mur en pierre ou en pan de bois isolé par l'intérieur, une simulation hygrothermique dynamique est plus fiable.
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